Les bons gestes pour bricoler écolo

Cela peut paraitre étonnant, mais, à l’intérieur des maisons, l’air est bien plus pollué qu’à l’extérieur.

Les coupables ? Les cétones, glycols, terpènes, éthers et autres alcools aromatiques qui forment la grande famille des composés organiques volatiles, ou COV. C’est en construisant, en rénovant et en décorant nos maisons que sont émises ces substances dangereuses, qui  se cachent dans les colles, les vernis, les sols et les peintures.

Au menu, irritations, maux de têtes, vertiges et allergies, des maux auxquels les enfants sont bien plus sensibles que les adultes.

Bricoler écolo est une excellente solution pour protéger sa santé et celle des autres : voici quelques conseils pour manier le pinceau, le marteau et la spatule en toute sécurité.

A noter que si vous souhaitez rendre votre maison encore plus verte, vous pouvez opter pour une production d’énergie grâce à des panneaux photovoltaïques ou thermiques. Pour plus d’informations, rendez vous sur la section panneaux solaires de Monecoprojet.

bricoler écolo

Opter pour des matériaux verts

Le roi du bricolage écolo est bien entendu le bois, qui se renouvelle facilement et est entièrement biodégradable. Seulement, une fois traité, ce matériau n’a souvent bien plus grand chose d’écologique : il faut donc le préférer brut, et le protéger soi-même contre usure et insectes.

Les planches de chantier sont aussi très appréciées des bricoleurs écolo. Voliges, planches de coffrage, bastaings et solives ont un joli aspect brut et ne coûtent pas grand chose. Vous pouvez également opter pour la récup ; les palettes, que l’on peut trouver sur les chantiers ou dans certains magasins, peuvent servir de base à toutes sortes de meubles originaux.

Le carton est un autre matériau écolo ; vous pouvez le récupérer dans la rue, ou, sous forme de tubes, chez les marchands de tissu et les imprimeries. N’oubliez pas l’isorel, un matériau fait de fibres de bois compressées, à demander dans les supermarchés où il sert d’emballage. Solide, facile à découper et isolant, il peut se décliner en une multitude de petits meubles.

Acheter des peintures écolo

Comme les peintures traditionnelles sont particulièrement riches en COV, plusieurs marques proposent aujourd’hui des équivalents sans danger, que l’on peut identifier à l’aide du label européen Ecolabel ou de NF Environnement, un label français.

Ces peintures naturelles sont souvent à base d’huile de tournesol, de chanvre, de craie et de pigments naturels. D’autres peintures et lasures  ne sont pas écologiques à proprement parler, mais ont des taux de COV en dessous des recommandations officielles.

Faire un peu de cuisine

Les produits écologiques étant malheureusement encore trop rares sur le marché, une des meilleures solutions pour ne pas tousser en bricolant est de fabriquer soi-même colles et vernis en appliquant des recettes anciennes.

Par exemple, l’extrait de cassel teintera votre bois en des teintes allant de noyer clair à foncé, sans odeur et sans danger. La bière, mêlée à des pigments naturels, fait une excellente lasure, et le lin et l’essence de térébenthine s’allient pour protéger le bois.

Du côté des vernis, on mariera l’alcool dénaturé et la gomme laque, ou bien le vernis dammar et l’essence de térébenthine, qui permet d’obtenir un effet satiné.

Du côté des colles, le choix est grand : colle de caséine à base de fromage blanc et de chaux, colle à papier peint faite de farine et d’eau, ou colle de riz pour la reliure et les travaux de cartonnage.

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